CoVid-19 et moi

Covid-19, non-genré. La, le… Qu’à cela ne tienne, on le vit tous et toutes. Les dilemmes s’accumulent, comme moult questions jamais posées. Sous trame de fond de « Ouin mais si?… » Ökibo a les siens.

Le plus gros est : « Comment vais-je faire? Les boutiques ne commandent plus et les salons à venir sont annulés! Ouin! mais si ça dure longtemps? Ouin mais si je n'arrive pas à annuler mon voyage à Toronto pour visiter certains fournisseurs et grossistes?»

Voilà qu’après 5 ans à transiger avec un fournisseur et qu’à chaque commande de papier je me dis : « Ah… ils offrent de la formation… ils offrent de répondre à mes questions et de me faire faire le tour du propriétaire ». #J’ENRÊVE!!!!!!!!!!!

Comme 2019 fut la meilleure année d’Ökibo, une récompense s’imposait!

Raisonnable, j’ai choisi Toronto, quand je rêve plutôt d’une tournée en Europe pour goûter les saveurs de là-bas et d’arriver avec des nouveaux produits pour Lökkö… Malgré tout, ce n’est pas une bonne idée la tournée en Europe pendant la course à la reconstitution de mon inventaire suite au vol de décembre dernier… Voir article : L’occasion fait le larron.

COVID-19! Surprise!

Je découvre qu'il me sert du temps, le moment de rebâtir mes stocks doucement, de faire du travail qui passe toujours sous le radar.   

Nous sommes TOUS affectés. Moi, ce que je veux c’est que vous restiez en vie et en santé. Si vous avez une personne sensible dans votre entourage, le souhait que vous devez lire entre ligne de cet article, c’est courage et surtout SANTÉ. Sincèrement.

En ce moment, on a la vision macro et micro à « on » et on ne sait pas sur lequel focaliser. Aller à Toronto, pour squatter une chambre, non remboursable et non modifiable, que j’ai payée et voir tout ce qui est à visiter fermé… En me consolant de l’opportunité, de voir un ami de longue date que je n’ai pas vu depuis 2006… Tsé, il était prêt à avoir un rassemblement de 3 personnes à Capital Covid/Toronto in Canada. V’là qu’au bout de 8hrs, de recomposition et d’hésitation, j’ai réussi à avoir la ligne chez HOTWIRE. « capitals letters requiered! » J’ai reçu le meilleur service à la clientèle de toute ma vie. Celui que je rêve de vous donner. Incroyable! Vous me demandez comment est-ce possible, au-dessus d’une tôle pleine de scones « homemade », de recevoir le meilleur service client de ma vie?  Maintenant, devant votre cell, vous voulez savoir ce qui est arrivé avec ma réservation et mon hésitation.  Y aller ou rester? Au-delà de manger des scones… J’ai choisi la vision macro et éviter les statistiques de Capital Covid.  Mon devoir, c’est entre autre, de boire du rhum cubain pour accepter, comme une amie dont son voyage au Japon a été annulé, de rester « à maison » pis refaire des scones. Pour le bien de tous.

Sans que vous sentiez la cassure du temps, je viens de passer 2 heures à jaser avec mon ami. Ça faisait depuis 2006 qu’on n’avait eu aucun contact significatif. Lui, un anglo du NB et moi, une franco de Qc. On a jasé bilingue comme de vrais « Canadians about Covid » et la vie en générale. Mon constat : C’est fou comment la Covid nous rapproche, même virtuellement parlant. J’ai recommencé à poster sur mon Facebook perso…. Après 4 ans sans…. Ok! j’avoue, je m’écarte! Moi, je vois des poèmes PARTOUT!!!

Revenons à Hotwire. Comment une entreprise qui m’a fait attendre 8 heures sans réponse, avec une ligne qui raccroche sans même laisser peser sur le 1, a pu me donner le meilleur service à la clientèle « ever »?

 J’ai eu la ligne en dépit de tout espoir, c’est pour ça que j’avais la face dans les scones quand ça répondu. Surprise! au bout de 12 minutes j’ai parlé à un humain. Un gars avec un nom dont je ne me rappelle pas. Personne n’avait l’anglais comme langue maternelle… Mon afficheur disait Arizona et lui, l’humain au bout de la ligne, disait Philippines. Rien de surprenant, vous me direz, en cet air mondialisation. Son ton, chaleureux comme s’il n’y avait que moi sur la Terre qui souhaitait défier les lois des « Hot Rates » de Hotwire qui sont non-modifiables, était des plus rassurant. Vraiment! Il avait une de ces parlures qui poussent à la confidence. J’aurais bu volontiers un martini avec lui. Il dégageait la classe qu’impose un martini. Nous avons passé 25 minutes ensembles, incluant un : « Je dois raccrocher pour appeler votre hôtel et vous rappeler ». Tout un exercice de confiance! Il m’a rappelé, et resté en ligne jusqu’à ce que j’aie reçu le courriel de confirmation de l’annulation. Patient, jovial, amical et respectueux, c’était magique. Oui, il avait la baguette spéciale Covid qui allait me faire retrouver mes sous. Il aurait pu être impatient, et avec raison, je n’avais pas les bons codes, ni le bon nom d’utilisateur. Malgré tout, le sourire dans sa voix n’a jamais laissé transparaître une quelconque irritation. Un miracle!

La Covid, on a le choix, de la vivre dans la peur et dans l’incertitude, et dans l’achat de papier cul et de cannes de « beans », ou dans le lavage de mains et dans la joie de vivre. Pour la majorité d’entre nous, comme une expérience sociale. Comme le fameux tremblement de terre de 1988 ou le verglas. On s’en parle encore. La Covid, on va s’en souvenir pour le pire, le plus drôle et le plus wow! Pour moi, ça sera pour la magie d’un super service à la clientèle et d’une retrouvaille téléphonique des plus inattendue et heureuse.                                                                 

P.S. Je vais continuer à plier du papier japonais pour mes bijoux, je vous laisse les réserves de papier de toilette.

 

https://okibo.ca/blogs/le-blogue-dodile/l-occasion-fait-le-larron

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